Test : Mon matériel vélo pour l’hiver

Temps de lecture estimé : 6 minutes

Qu’est-ce que j’utilise pour rouler à vélo en hiver, quand il fait froid, parfois très froid, et que les conditions ne sont pas toujours idéales ?
Dans ce test matériel vélo hivernal, c’est précisément à cette question que je réponds, suite aux nombreuses interrogations reçues après certains épisodes du podcast où j’expliquais que je continuais à rouler tout l’hiver.

Ce n’est pas un comparatif exhaustif, mais un retour d’expérience honnête, basé sur mes sorties autour de Grenoble et de Nice.

Je vais classer les choses par plages de températures et par conditions météo, en distinguant ce que j’utilise quand il fait froid mais relativement calme, et ce que je sors quand ça devient plus exigeant : vent, pluie, températures négatives.

L’objectif est simple : vous donner des repères clairs pour vous équiper intelligemment en hiver, sans forcément tout multiplier, en fonction de votre pratique et de votre sensibilité au froid.

Gamme vélo hiver : Café du Cycliste

Pour des températures comprises entre 12–13 °C et 5 °C, voire jusqu’à 0 °C ou légèrement en dessous, à condition qu’il n’y ait pas de vent, j’utilise principalement la gamme Café du Cycliste.
C’est une gamme que je trouve parfaitement adaptée à ces conditions : suffisamment chaude, très respirante, confortable sur la durée, mais sans protection coupe-vent marquée, ce qui en fait une excellente option tant que la météo reste relativement calme.

Ce que contient la gamme que je possède :

  • Maillot Carmen, première couche, 105€
  • Maillot Lorenne, deuxième couche, 210€
  • Doudoune sans manche Alexia, 210€
  • Cuissard long à bretelles Rosie, 295€

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Description des produits

Quand il fait vraiment froid, je commence par le maillot Carmen en mérinos. C’est une première couche très chaude, portée à même la peau, avec un col roulé qui apporte un vrai gain thermique au niveau du cou. Le mérinos permet de conserver la chaleur tout en restant respirant, ce qui évite rapidement l’effet “étuve” dès que l’intensité monte.

Par-dessus, j’ajoute en seconde couche le maillot Loren de la gamme Audax de Café du Cycliste, conçu en polyester recyclé. C’est une pièce extrêmement confortable, bien respirante, et surtout très pratique avec ses quatre poches arrière, dont une zippée, qui permettent d’emporter pas mal de matériel sans contrainte.

En fonction des conditions, j’emmène très souvent avec moi la doudoune sans manche Alexia. Elle est isolée en Primaloft, se comprime sur elle-même et se range facilement dans une poche arrière du maillot. Je l’utilise surtout au départ, dans les descentes, ou lorsque je suis exposé longtemps au froid. C’est une couche que l’on met et enlève facilement, sans jamais se poser de question.

Enfin, pour le bas, j’utilise le cuissard long Rosie, lui aussi issu de la gamme Audax. Il est doublé, très confortable sur la durée, et suffisamment chaud pour couvrir largement ces plages de températures, sans sensation de froid au niveau des jambes, même sur des sorties longues.

Points forts

La qualité des produits est clairement au rendez-vous. Les vêtements sont conçus avec des matières solides et performantes, agréables à porter et pensées pour durer dans le temps, même avec une utilisation régulière en conditions hivernales. Le confort est excellent, aussi bien en mouvement que sur des sorties longues, ce qui est essentiel quand on passe plusieurs heures sur le vélo.

Autre point fort majeur : la démarche écoresponsable portée par Café du Cycliste. La marque est certifiée B Corp, s’appuie largement sur des matériaux recyclés, privilégie une fabrication locale à l’échelle européenne, et développe une véritable logique d’économie circulaire, avec un ancrage territorial fort à Nice. C’est une approche cohérente, assumée, et rare à ce niveau d’exigence dans l’équipement cycliste.

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Gamme vélo hiver : GoreWear

vélo gorewear

Dès que les conditions deviennent plus exigeantes, températures comprises entre 5 et −5 °C, présence de vent, voire météo instable,  je bascule sur la gamme Gorewear. On change clairement de registre par rapport à Café du Cycliste : ici, la priorité est donnée à la protection contre le vent et les éléments, tout en conservant un apport thermique très élevé.

Les vêtements Gorewear que j’utilise sont spécifiquement pensés pour ces conditions difficiles, avec des constructions coupe-vent et déperlantes nettement plus marquées. C’est ce qui fait toute la différence lorsque le froid est renforcé par le vent, ou lorsque l’on enchaîne les longues descentes où la sensation de refroidissement devient rapidement critique.

  • Maillot spinshift, 2ème couche, 119,95€
  • Veste spinshift, 179,95€
  • Cuissard à bretelles spinshift, 159,95€
  • Chausettes Thermiques Hautes Essential, 29,95€
  • Gants Gore-Tex, 89,95€

Description des produits

Au cœur de cette configuration pour conditions très froides, j’utilise le maillot, la veste et le cuissard de la gamme Spinshift de Gorewear, une gamme clairement dédiée au froid. Dans la majorité des cas, je porte un maillot en première couche en dessous, même si le maillot Spinshift peut tout à fait être utilisé seul. L’ensemble est doublé en polaire à l’intérieur, avec des matières recyclées, et bénéficie d’un traitement déperlant ainsi que d’un effet coupe-vent très marqué. C’est ce qui rend ces produits particulièrement adaptés aux conditions extrêmes, avec du vent, du froid intense, voire des précipitations. En contrepartie, l’apport thermique est très élevé : il faut clairement qu’il fasse froid pour être bien dedans, sinon on surchauffe rapidement. Tous les éléments de la gamme disposent de quatre poches arrière, ce qui reste très pratique même en hiver.

J’utilise également les chaussettes thermiques hautes Essential. Leur coupe est excellente, elles montent haut sur la jambe et sont agréables à porter. En revanche, je les trouve un peu justes en termes de chaleur. Cela reste à nuancer car je suis personnellement très sensible au froid au niveau des pieds, mais ce ressenti semble partagé : un commentaire allant dans ce sens est d’ailleurs visible directement sur le site de Gorewear.

Enfin, pour les mains, j’utilise des gants en Gore-Tex, imperméables et très chauds, sur lesquels je n’ai rien à redire en termes de protection. Le seul point de vigilance concerne le taillant : le guide des tailles me paraît assez éloigné de la réalité. De mon côté, malgré des mesures correctes, les gants restent trop petits. C’est un détail important à prendre en compte avant l’achat, surtout pour une pièce aussi critique en conditions hivernales.

Points forts

La protection contre le froid, le vent et les conditions dégradées est clairement le point fort de cette gamme. Les pièces Spinshift sont doublées en polaire, avec un effet coupe-vent très marqué et un traitement déperlant, ce qui les rend particulièrement adaptées aux sorties hivernales exigeantes, lorsque les températures chutent et que le vent ou l’humidité s’invitent. C’est une configuration dans laquelle je n’ai tout simplement jamais eu froid, y compris en descente ou sur des sorties longues.

Autre point fort majeur : la cohérence et la fonctionnalité de la gamme. Maillot, veste et cuissard reposent sur une construction homogène, pensée spécifiquement pour le froid, avec des matières recyclées, un apport thermique très élevé et des détails pratiques comme les quatre poches arrière sur chaque pièce. En contrepartie, cette efficacité impose de vraies conditions hivernales pour être à l’aise dedans : ce sont des produits très chauds, qui prennent tout leur sens quand le froid est réellement présent.

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Les sur-chaussures Ekoi, en complément

Pour compléter l’équipement hivernal, les sur-chaussures sont pour moi tout simplement indispensables dès que les températures baissent. J’utilise deux modèles de chez Ekoï, en néoprène, que j’alterne en fonction des conditions et de l’endroit où je roule. Deux options :

Version Racing Slim Néoprène, 2mm

La première option est la Racing Slim en néoprène 2 mm (109,99 €). C’est un modèle plus fin, plus ajusté, que j’utilise lorsque les températures sont fraîches mais encore relativement clémentes. Typiquement, à Nice ou en fin d’automne et début de printemps, c’est largement suffisant. Elles sont plus discrètes, plus confortables à rouler longtemps, et on les oublie facilement une fois en place.

Version Perf hiver Néoprène, 4mm

La seconde option est la Perf hiver en néoprène 4 mm. En ce moment, autour de Grenoble, c’est clairement celle que j’utilise tout le temps. L’épaisseur supplémentaire apporte un gain thermique très net, particulièrement appréciable quand on est sensible au froid au niveau des pieds, ce qui est mon cas. Elles sont un peu plus épaisses et un peu moins “racing”, mais en contrepartie la protection contre le froid est bien meilleure, surtout sur des sorties longues et exposées.

 

Conclusion – Mon avis sur ce matériel de vélo hiver

Avec ce test, l’objectif n’était pas de proposer un comparatif exhaustif ni de dire qu’il faut absolument tout posséder pour rouler en hiver, mais plutôt de partager ce que j’utilise réellement, sur le terrain, en fonction des températures, du vent et des conditions météo. Au final, avec deux configurations bien distinctes, j’arrive à couvrir quasiment toutes les situations hivernales que je rencontre, de la fin de l’automne au cœur de l’hiver.

Quand les conditions sont froides mais relativement calmes, la solution Café du Cycliste fonctionne parfaitement : confortable, respirante, agréable à porter sur la durée, et suffisante tant que le vent ne s’invite pas. Dès que le froid devient plus marqué, que le vent se lève ou que la météo se dégrade, la gamme Gorewear Spinshift prend le relais, avec un niveau de protection thermique et coupe-vent clairement supérieur, au prix d’un apport de chaleur très élevé qui impose de vraies conditions hivernales pour être à l’aise.

Les sur-chaussures et les accessoires jouent aussi un rôle clé, notamment pour protéger les extrémités, souvent limitantes en hiver. Ce sont parfois des détails, mais ils font une énorme différence sur le confort et la capacité à rester dehors longtemps.

L’idée à retenir est simple : adapter son équipement aux conditions réelles, plutôt que chercher une solution unique censée tout faire. En fonction de votre région, de votre sensibilité au froid et de votre pratique, une seule tenue peut suffire… ou nécessiter quelques ajustements ciblés. J’espère que ce retour d’expérience vous aidera à y voir plus clair et à faire des choix cohérents pour continuer à rouler tout l’hiver, dans de bonnes conditions.

Et pour le matériel de trail en hiver, ça se passe ici.

 

La vidéo du test du matériel de vélo hiver

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