Vous cherchez un test des S/LAB Phantasm 3 de Salomon ? Cet article est pour vous !

On se retrouve pour ce test et mes retours sur la Salomon S/Lab Phantasm 3, une chaussure de route clairement pensée pour aller vite, que ce soit sur semi-marathon, marathon ou sur des formats plus courts comme le 10 km.
Caractéristiques techniques des S/LAB Phantasm 3 de Salomon
- Poids ➡️ 199 grammes en 42 homme, et environ 204 grammes en 46 (pesés par mes soins).
- Hauteur du stack au talon ➡️ 39 mm.
- Hauteur du stack à l’avant-pied ➡️ 33 mm
- Drop ➡️ 6 mm.
- Mesh ➡️ Tige aérodynamique avec guêtre (cache-cœur) couvrant les lacets, conçue pour réduire la résistance à l’air
- Laçage ➡️ Lacets crantés.
- Semelle extérieure ➡️ ROAD CONTAGRIP.
- Semelle intermédiaire (amorti) ➡️ Mouse optiFOAM+ de la marque (PEBA supercritique et EVA)
- Largeur du chaussant ➡️ Fin.
- Plaque ➡️ Oui, Energy Blade Carbone.
- Autres informations ➡️ Design aérodynamique testé en soufflerie avec Swiss Side, respect de la limite de stack de hauteur de stack imposé par World Athletics.
- Prix catalogue ➡️ 280€.
Les conditions du test de la S/LAB Phantasm 3
Sensations générales
Sous le pied, la sensation est immédiatement très agréable. La mousse est particulièrement moelleuse, avec un toucher souple et un rebond très présent dès les premières foulées. On retrouve clairement les caractéristiques des mousses modernes en PEBA, avec une impression de confort et d’élasticité qui se perçoit facilement lorsque l’on court.
Au-dessus du pied, l’approche est très différente. La construction de la tige est clairement pensée dans une logique “race day”, avec un minimum de matière et très peu d’éléments dédiés au confort. Il n’y a quasiment pas de rembourrage, ni sous la languette ni autour du pied, et la tige se contente essentiellement d’assurer le maintien sans ajouter de poids inutile, et le contact avec la tige peut paraître assez brut au premier abord.

Dynamisme et propulsion
La Phantasm 3 est une chaussure très dynamique, et de mon côté je la trouve même encore plus réactive que la Phantasm 2. Dès que l’allure augmente, le rebond devient très présent et la sensation de renvoi d’énergie est particulièrement marquée. Les premières séances peuvent d’ailleurs être un peu surprenantes, tant la chaussure donne l’impression de vouloir repartir rapidement vers l’avant.
Cette sensation vient probablement de la combinaison entre la mousse en PEBA, la plaque carbone et le rocker très prononcé. L’ensemble crée une mécanique assez efficace lorsque l’on court vite, avec une chaussure qui renvoie clairement de l’énergie à chaque foulée. Dans ces conditions, le comportement devient presque ludique, avec une sensation de dynamisme qui accompagne naturellement la foulée.
Le rocker joue aussi un rôle important dans ce ressenti. La bascule vers l’avant est très nette, ce qui donne l’impression que la chaussure facilite la transition et encourage à maintenir une foulée rapide.
En revanche, ce niveau de dynamisme a aussi une contrepartie. Il faut être capable de contrôler ce que la chaussure renvoie, car ce comportement très réactif demande un minimum de maîtrise technique pour rester efficace et stable.
Stabilité et contrôle
Avec son stack élevé, son contrefort arrière très souple et son comportement très réactif, la Phantasm 3 n’est pas une chaussure particulièrement tolérante. J’ai rapidement eu le sentiment qu’elle demandait un certain niveau de maîtrise, notamment au niveau du pied et de la stabilité de la foulée.
À plusieurs reprises, j’ai ressenti une sollicitation assez nette des muscles stabilisateurs du pied et de la cheville, en particulier du côté des fibulaires. Cela ne m’a pas posé de problème particulier sur les séances que j’ai réalisées, mais la sensation était suffisamment présente pour me faire dire que ce n’est pas une chaussure facile à utiliser. Elle demande un minimum de force et de contrôle, surtout lorsque la fatigue commence à apparaître.
J’ai également été un peu plus attentif dans les changements de direction rapides. Lorsqu’il faut tourner assez brusquement, par exemple sur des angles droits, on sent que la chaussure est haute et très dynamique. Je ne suis pas certain que ce soit le modèle le plus agréable sur une piste très serrée ou sur des virages courts. À mes yeux, son terrain de jeu reste surtout les lignes droites et les trajectoires propres.
Un confort pensé pour la performance
Sur la question du confort, la S/Lab Phantasm 3 adopte une approche assez radicale, qui correspond bien à sa philosophie de chaussure de performance. Tout dans sa conception semble orienté vers l’efficacité et la réduction du poids, parfois au détriment du confort “classique” que l’on peut retrouver sur d’autres modèles plus polyvalents.
Sous le pied, en revanche, la sensation est très agréable. La mousse est particulièrement souple et moelleuse, avec un toucher très doux dès les premières foulées. On retrouve ce que l’on attend aujourd’hui d’une mousse moderne en PEBA : un amorti confortable associé à un rebond très marqué. Sur les allures rapides, cette combinaison fonctionne très bien et participe largement aux sensations dynamiques de la chaussure.
Au niveau de la tige, l’approche est beaucoup plus minimaliste. Il y a très peu de rembourrage et la chaussure cherche avant tout à maintenir le pied avec le moins de matière possible. La languette n’apporte quasiment pas de protection supplémentaire et la tige se contente de faire le strict nécessaire pour maintenir le pied en place. Le contrefort arrière est lui aussi très souple, ce qui limite la structure autour du talon.
Une adhérence satisfaisante
La semelle extérieure a été légèrement modifiée par rapport à la Phantasm 2, avec une réduction de certaines zones de gomme. J’avais donc un petit doute concernant l’adhérence, notamment sur route mouillée.
J’ai eu l’occasion de courir une séance sous la pluie, et le comportement m’a finalement semblé assez rassurant. Je ne me suis pas fait peur et je n’ai pas eu de sensation de glissade particulière. Je ne dirais pas que c’est un modèle conçu pour rechercher une adhérence maximale, mais dans un usage classique sur route, cela m’a semblé tout à fait satisfaisant.
Pour quelle utilisation ?
À mon sens, la Phantasm 3 prend vraiment tout son sens dans deux contextes assez précis.
Le premier concerne les coureurs qui cherchent à performer sur route, notamment sur semi-marathon ou marathon. Pour exploiter pleinement ce type de chaussure, il faut être capable de maintenir une allure élevée sur la durée tout en gardant une foulée stable et efficace. Plus le niveau est élevé, plus la logique de ce modèle devient cohérente. J’aurais tendance à dire que les profils capables de courir un marathon sous les trois heures, voire autour des 2 h 45, sont probablement ceux qui pourront en tirer le meilleur.
Le second usage, qui me semble très pertinent également, concerne l’entraînement. Sur des séances rapides comme du tempo, du seuil ou du fractionné à plat, la chaussure est vraiment plaisante à utiliser. Dans ce contexte, je me suis clairement amusé avec ce modèle, qui apporte beaucoup de dynamisme lorsque l’on cherche à mettre de la vitesse.
En revanche, si vous n’êtes pas dans ces profils, il peut être intéressant de regarder du côté de la Phantasm 2. Elle reste très performante, tout en étant à mon sens un peu moins exigeante à contrôler.
D’ailleurs, si je devais courir un marathon demain avec mon niveau actuel, je ne suis pas certain de choisir la Phantasm 3. Non pas parce qu’elle manque de qualités, mais simplement parce que je ne suis pas sûr d’avoir la vitesse et la stabilité nécessaires pour profiter pleinement de son potentiel sur toute la durée d’une course.
Conclusion – Mon avis sur les S/LAB Phantasm
La vidéo du test des S/LAB Phantasm 3



















