Vous cherchez un test des Trabuco Max 5 de Asics ? Cet article est pour vous !

Sans surprise, la Trabuco Max 5 s’inscrit dans la continuité de la Trabuco Max 4, que j’avais testée l’an dernier. On reste sur une chaussure clairement pensée pour les longues distances, avec beaucoup d’amorti et une logique de protection maximale sous le pied.
Dans l’ensemble, l’ADN du modèle ne change pas énormément. Les deux versions restent très proches dans leur conception et dans leurs sensations. Les évolutions existent, mais elles restent relativement limitées. En revanche, il y a un changement important dans le chaussant, qui a été nettement élargi. Dans mon cas, avec un pied plutôt fin, cela a un peu modifié mon expérience avec la chaussure.
Caractéristiques techniques des Trabuco Max 5 de Asics
- Poids ➡️ 302 grammes en 42 homme (environ 13g de moins que l’itération précédente), et environ 355 grammes en 46.5 (pesés par mes soins).
- Hauteur du stack au talon ➡️ 38,5 mm.
- Hauteur du stack à l’avant-pied ➡️ 33,5 mm
- Drop ➡️ 5 mm.
- Mesh ➡️ Mesh synthétique Engineered Mesh avec renforts par endroits.
- Laçage ➡️ Lacets classiques plats.
- Semelle extérieure ➡️ ASICSGRIP avec des crampons de 4 mm.
- Semelle intermédiaire (amorti) ➡️ Mousse FF BLAST PLUS de la marque.
- Largeur du chaussant ➡️ Large.
- Plaque ➡️ Aucune.
- Autres informations ➡️ Pas de rockers. Résistante à la torsion longitudinale et transversale. Talon semi-coqué et collier rembourré.
- Prix catalogue ➡️ 180€.
Conditions du test
J’ai utilisé la Trabuco Max 5 sur plusieurs sorties en trail, principalement sur des terrains variés mais globalement peu techniques. Les séances ont été réalisées sur des sentiers forestiers, des chemins larges et quelques portions de terrain de montagne relativement roulant. L’objectif était surtout de voir comment la chaussure se comportait dans le type de contexte pour lequel elle semble avoir été pensée : des sorties longues, sur des terrains où l’on peut courir relativement facilement.
La plupart de mes sorties se situaient sur des distances intermédiaires, entre une quinzaine et une vingtaine de kilomètres, avec des allures plutôt tranquilles. Je n’ai pas cherché à courir vite avec cette chaussure, car ce n’est clairement pas l’usage pour lequel elle a été conçue. J’ai plutôt essayé de reproduire des conditions proches de celles que l’on peut rencontrer sur des trails longs ou des sorties d’entraînement en endurance.
Comme d’habitude pour ce type de test, j’ai accumulé un peu plus d’une centaine de kilomètres avec la paire avant de rédiger cet article. Cela me permet d’avoir un premier retour sur les sensations globales de la chaussure, même si cela reste insuffisant pour juger de la durabilité sur le très long terme.
Une chaussure qui se rapproche d’autres modèles maximalistes
À l’usage, la Trabuco Max 5 m’a beaucoup fait penser à d’autres chaussures orientées trail long et ultra-trail, comme la S/Lab Salomon Ultra Glide 1.5, la Ultra Glide 3 ou encore la Merrell MTL Adapt. Ces modèles partagent plusieurs caractéristiques communes : un stack élevé, un amorti important et une logique de confort sur la durée plutôt qu’une recherche de précision ou de dynamisme.
La principale différence avec la version précédente concerne la largeur du chaussant. La Trabuco Max 5 est nettement plus large que la Max 4, aussi bien à l’avant qu’au niveau du médio-pied. Dans mon cas, avec un pied plutôt fin, cela se traduit par une sensation de manque de maintien. Mon pied a tendance à bouger davantage dans la chaussure.
Ce n’est pas forcément un défaut. Il s’agit plutôt d’un choix de conception, qui correspond probablement à une demande du marché. Beaucoup de coureurs apprécient les chaussures plus larges pour les longues distances, notamment lorsque les pieds gonflent au fil des heures.

Confort
Sur la question du confort, la Trabuco Max 5 reste très cohérente avec la philosophie maximaliste de la gamme. La mousse FF Blast Plus semble légèrement plus souple que sur la version précédente, ce qui apporte un peu plus de moelleux sous le pied. On gagne donc en confort immédiat et en douceur dans la foulée, ce qui devrait plaire aux coureurs qui recherchent avant tout un amorti généreux pour les longues distances.
Sous le pied, la sensation reste très protectrice. L’épaisseur de la semelle gomme une grande partie des irrégularités du terrain et on se retrouve rapidement dans une foulée très filtrée, avec peu de sensations directes du sol.
Autour du pied, le confort est globalement bon, notamment au niveau du talon où le rembourrage est généreux et agréable. En revanche, j’ai trouvé un peu dommage que le travail sur l’intérieur du chaussant ne soit pas aussi poussé que sur certaines autres chaussures de la catégorie. Par exemple, la S/Lab Ultra Glide 1.5 propose des structures internes très fines et très douces qui enveloppent vraiment le pied.
Ici, la languette reste assez fine et peu rembourrée. Elle peut même paraître légèrement rugueuse au premier contact, et on peut parfois sentir les lacets sur le dessus du pied. Cela dit, avec une paire de chaussettes un peu épaisses ou confortables, ce point ne m’a pas posé de problème particulier.
Maintien et fit
Le changement le plus notable par rapport à la Trabuco Max 4 concerne le chaussant. La Trabuco Max 5 est nettement plus large, aussi bien à l’avant du pied qu’au niveau du médio-pied.
Sur la version précédente, la chaussure était relativement fittée et assez fine. Elle se distinguait même de la Trabuco classique par un chaussant plus précis. Avec cette nouvelle version, on se rapproche beaucoup plus de l’ADN de la gamme Trabuco, avec une chaussure plus large et plus tolérante.
Dans mon cas, avec un pied plutôt fin, cela se traduit par une perte de maintien. Mon pied a davantage tendance à bouger dans la chaussure, ce qui rend l’ensemble un peu moins précis et un peu moins stable à mes yeux.
En revanche, pour des coureurs ayant un pied plus large, ce nouveau chaussant devrait au contraire être beaucoup plus confortable et plus adapté.
Stabilité
La Trabuco Max 5 reste une chaussure relativement haute, avec un stack proche des 40 mm. On retrouve donc un niveau d’amorti très important, comparable à ce que l’on peut avoir sur une S/Lab Ultra Glide, par exemple. Entre cette hauteur de semelle et le chaussant relativement large, j’ai parfois ressenti une stabilité un peu limitée. Sur des sentiers larges, roulants et peu techniques, cela ne pose aucun problème particulier. La chaussure reste confortable et la foulée se déroule sans difficulté.
En revanche, lorsque le terrain devient plus accidenté ou que les appuis doivent être plus précis, j’ai eu tendance à être un peu plus vigilant dans la manière de poser mes pieds.
Dynamisme
La Trabuco Max 5 ne propose pas de rocker très prononcé. La bascule vers l’avant reste assez discrète et la chaussure ne cherche pas à accompagner la foulée de manière très marquée. En revanche, la mousse me semble un peu plus dynamique que sur la version précédente. La Trabuco Max 4 avait une mousse assez dense et relativement rigide, avec peu de sensation de rebond.
La nouvelle version gagne légèrement en élasticité. La mousse est un peu plus moelleuse et un peu plus “bouncy”, ce qui rend la foulée un peu plus agréable et légèrement plus légère. Cela reste néanmoins une chaussure relativement lourde, qui n’est clairement pas conçue pour courir à haute intensité. Mais cette évolution apporte tout de même un peu plus de plaisir dans la foulée.
Précision
La précision n’est clairement pas le point fort de la Trabuco Max 5. L’épaisseur de la semelle et le niveau de filtration du terrain gomment énormément les sensations sous le pied. Sur des terrains techniques, où il faut parfois poser le pied précisément sur une pierre ou sur une petite zone stable, la chaussure ne se prête pas particulièrement bien à cet exercice.
Accroche et adhérence

Des défauts ?
Conclusion – Mon avis sur les Trabuco Max 5
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La vidéo du test des Trabuco Max 5













