Test Vertical 2 de Suunto : la meilleure montre d’aventure ?

Temps de lecture estimé : 6 minutes

Vous cherchez un test de la Vertical 2 de Suunto ? Cet article est pour vous !

La Vertical 2 s’inscrit dans une évolution claire de la gamme outdoor de Suunto. Elle ne remplace pas simplement la Vertical (première génération) : elle vient surtout clarifier le positionnement de la marque entre deux philosophies désormais très proches sur le plan fonctionnel, mais distinctes dans leur construction et leur usage terrain.

Avec la Vertical 2 et la Race 2, Suunto propose aujourd’hui deux montres qui partagent quasiment l’ensemble de leurs fonctionnalités, leurs capteurs et leur logique logicielle. Le choix ne se fait donc plus sur la performance brute ou les outils disponibles, mais sur des critères beaucoup plus concrets : robustesse, ergonomie, autonomie et conditions d’utilisation réelles.

C’est sous cet angle que j’ai abordé ce test, en utilisant la Vertical 2 dans des contextes variés, exigeants et représentatifs d’un usage outdoor et multisport, afin d’évaluer ce qu’elle apporte, et ce qu’elle change réellement, sur le terrain.

Caractéristiques techniques de la Suunto Vertical 2

  • Poids ➡️ 87 grammes version métal, 74g version titanium.
  • Dimension ➡️ Boitier de 49mm x 49 mm x 13,6 mm, soit 49mm de diamètre.
  • Matériaux ➡️ Acier ou titane pour la lunette, cristal de saphir pour le verre, polyamide pour le boitier, silicone pour le bracelet.
  • Écran ➡️ LTPO AMOLED, de 1,5″
  • Batterie et autonomie ➡️ 65h (toutes fonctionnalités activées) à 250h (économie maximum) en activité ; 20 à 40 jours dans la vie quotidienne.
  • Mémoire ➡️ 32 gb.
  • Lumière : lampe de poche intégrée
  • Prix catalogue ➡️ 599€ (version acier) ou 699€ (version titane) (+100€ par rapport à Vertical sans option solaire).

Ses fonctionnalités qu’il faut connaître de la Suunto Vertical 2

  • Suivi cardiaque ➡️ Mesure de la fréquence cardiaque et de la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC) par photopléthysmographie (c.-à-d. capteur optique au poignet), à l’aide du capteur optique intégré de la Suunto Vertical 2.
  • Suivi de la santé ➡️ Mesure de la saturation en oxygène (SpO₂) par photopléthysmographie et suivi du stress, tels que proposés dans l’écosystème Suunto App.
  • Suivi du sommeil ➡️ Analyse du sommeil basée sur les données cardiaques (fréquence cardiaque, VFC) et l’accélérométrie, avec une évaluation de la durée et de la qualité du sommeil.
  • Suivi de la forme ➡️ Estimation de la charge d’entraînement, de la récupération et de l’état général de forme à partir de l’historique d’entraînement et des données physiologiques, conformément aux indicateurs disponibles dans Suunto App.
  • Suivi d’activité journalière ➡️ Comptabilisation du nombre de pas et estimation des calories brûlées sur la journée.
  • Altimétrie ➡️ Altimétrie barométrique combinée au GPS, avec utilisation de la technologie FusedAlti (technologie propriétaire Suunto) visant à améliorer la précision des données de dénivelé.
  • Suivi GPS et navigation ➡️ Utilisation de plusieurs systèmes satellites (GPS, GLONASS, GALILEO, QZSS, BEIDOU), avec prise en charge du GNSS multibande. La montre propose la navigation sur cartes hors ligne, le suivi de traces GPX, le guidage étape par étape et l’affichage du profil altimétrique.
  • Fonction Climb Guidance ➡️ Fonction de navigation qui segmente un itinéraire en montées, descentes et portions plates afin d’aider à la lecture du parcours pendant l’activité.
  • ZoneSense ➡️ Fonction d’estimation de l’intensité de l’effort basée sur l’analyse de la variabilité de la fréquence cardiaque à l’effort. Cette fonctionnalité nécessite l’utilisation d’une ceinture de fréquence cardiaque compatible, conformément aux indications Suunto.

Comparatif de la Suunto Vertical 2 avec la Vertical (première génération) et la Race 2

suunto vertical 2

Mon test de la Vertical 2 de Suunto

J’ai utilisé la Vertical 2 sur une période prolongée, dans un contexte très orienté outdoor et multisport, bien au-delà d’un usage strictement course à pied. Le test s’est déroulé en conditions hivernales et montagneuses, avec une alternance de trail, course à pied, ski de randonnée, vélo et raquettes, souvent avec des gants épais, du froid, et des manipulations fréquentes de matériel. Ce sont précisément des situations où l’ergonomie, la robustesse et la lisibilité deviennent déterminantes.

 

Une robustesse augmentée

La Vertical 2 se distingue par une construction clairement orientée vers la robustesse et la durabilité. Son boîtier plus épais et sa conception plus massive que celle de la Race 2 se traduisent par un vrai sentiment de solidité sur le terrain. En conditions outdoor exigeantes – ski de randonnée, vélo hivernal, terrain rocheux ou manipulations fréquentes de matériel – la montre encaisse les contraintes sans que l’on ait à y penser, ce qui apporte un réel confort d’usage et de sérénité lors des sorties longues ou engagées.

Cette robustesse implique un léger surpoids, perceptible sur le papier mais peu gênant à l’usage réel. Elle devient surtout notable dans le choix du bracelet, les modèles très légers en nylon tenant moins bien la montre. Avec le bracelet silicone d’origine, la stabilité est excellente, y compris à l’effort. La Vertical 2 s’adresse ainsi clairement aux pratiquants recherchant une montre capable d’être utilisée sans ménagement, dans des environnements variés et parfois hostiles, fidèle à l’ADN outdoor de Suunto.

Une navigation pensée pour l’aventure

La navigation est l’un des points où la Vertical 2 affirme le plus clairement son orientation outdoor. Le choix d’une navigation entièrement par boutons, sans molette, prend tout son sens en conditions réelles, notamment en hiver. Avec des gants de ski, de vélo ou de randonnée, les interactions restent précises, fiables et intuitives, là où la navigation par molette devient vite imprécise. Sur le terrain, cette ergonomie simplifie considérablement l’accès aux écrans, aux fonctions de navigation et au suivi d’itinéraires, sans avoir à retirer ses gants ou à multiplier les manipulations.

Sur le plan fonctionnel, la Vertical 2 propose exactement les mêmes outils que la Race 2 : cartographie hors ligne, suivi de traces GPX, guidage visuel et vibratoire, affichage du profil altimétrique avec Climb Guidance, et compatibilité GNSS multibande. Les cartes sont lisibles, détaillées et parfaitement exploitables grâce à la taille et à la luminosité de l’écran. En pratique, la différence ne se fait donc pas sur les fonctionnalités, mais bien sur l’ergonomie d’usage en conditions difficiles, où la Vertical 2 s’avère plus cohérente et plus efficace pour un usage montagne et aventure, dans la continuité de la philosophie de Suunto.

Une autonomie performante

L’autonomie fait clairement partie des points forts de la Vertical 2 et renforce son positionnement orienté aventure. En usage réel, même avec des réglages exigeants comme le GPS, l’écran lumineux et la navigation active, il est difficile d’arriver à bout de la batterie. La montre offre jusqu’à environ 60 à 65h heures en mode de performance maximale, ce qui couvre largement des sorties longues, des enchaînements d’activités ou des journées complètes en montagne, sans avoir à gérer la recharge au quotidien.

Cette réserve énergétique apporte un vrai confort d’utilisation, en particulier pour les pratiques outdoor et multisport, où l’on peut enchaîner plusieurs sessions sans se poser la question de la batterie restante. En contrepartie, la Vertical 2 fait le choix d’abandonner la recharge solaire, présente sur la Vertical 1. Si cette décision n’impacte pas réellement l’usage courant compte tenu de l’autonomie déjà très élevée, elle peut néanmoins être regrettée pour des profils très orientés itinérance longue ou vélo, où l’apport solaire constituait un gain supplémentaire.

La lampe Led intégrée : un gadget ?

La lampe LED intégrée de la Vertical 2 peut d’abord sembler anecdotique, voire gadget, mais elle s’est révélée bien plus utile que prévu à l’usage. Accessible rapidement, elle propose plusieurs niveaux d’intensité ainsi qu’un mode rouge, et permet d’éclairer efficacement dans de nombreuses situations du quotidien sportif : fin de sortie nocturne, recherche de matériel, clés, organisation d’une transition ou rangement après une activité. Ce n’est évidemment pas une frontale, mais le fait d’avoir une source lumineuse directement au poignet s’avère étonnamment pratique.

En contexte outdoor, notamment en bivouac ou lors d’activités qui se prolongent à la nuit tombée, cette fonctionnalité prend encore plus de sens. Le mode rouge permet d’éclairer sans éblouir ni déranger l’entourage, ce qui est appréciable en milieu partagé. À force d’utilisation, la lampe LED cesse d’être perçue comme un simple gadget et devient une fonction que l’on utilise spontanément.

 

Des défauts ?

Malgré un ensemble très abouti, la Vertical 2 présente quelques limites. La plus notable concerne la disparition de la recharge solaire, pourtant présente sur la Vertical 1. Dans une logique de montre orientée aventure et itinérance, ce choix peut interroger. Même si l’autonomie globale est excellente et largement suffisante pour la majorité des usages, l’apport solaire restait un vrai plus pour les sorties longues, le vélo ou les contextes où la montre est exposée longtemps à la lumière. Son abandon n’est pas bloquant, mais il constitue un recul pour certains profils très engagés.

Autre point discutable : la sous-exploitation du matériel embarqué, notamment des 32 Go de stockage. En l’état, cette mémoire sert essentiellement à la cartographie hors ligne, déjà peu gourmande en espace, et ne permet ni stockage de musique ni usages avancés supplémentaires. Cela donne parfois l’impression d’un matériel très puissant, mais encore partiellement exploité sur le plan logiciel. Cette remarque vaut d’ailleurs autant pour la Vertical 2 que pour la Race 2.

Enfin, le léger surpoids de la montre, lié à sa construction plus robuste, peut nécessiter quelques ajustements, notamment dans le choix du bracelet. Les bracelets très légers en nylon tiennent moins bien la montre, qui peut avoir tendance à bouger au poignet. Ce n’est pas un défaut rédhibitoire, mais un élément à prendre en compte selon les préférences et les usages.

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Conclusion – Mon avis sur la Suunto Vertical 2

La Suunto Vertical 2 ne cherche pas à multiplier les nouveautés spectaculaires, mais à proposer un outil fiable, robuste et pertinent en conditions réelles, en particulier pour les pratiques outdoor, montagne et multisport. En partageant l’essentiel de ses fonctionnalités avec la Race 2, elle recentre le choix non pas sur la performance logicielle, mais sur des critères très concrets : ergonomie avec des gants, solidité du boîtier, autonomie et sérénité à l’usage.

Sur le terrain, la Vertical 2 se distingue par sa robustesse, sa navigation par boutons parfaitement adaptée aux conditions hivernales, son autonomie et des ajouts pertinents comme la lampe LED, qui s’intègre naturellement aux usages du quotidien sportif. Ses défauts existent mais relèvent davantage de choix de conception que de véritables faiblesses, et n’altèrent pas la cohérence globale du produit.

La Vertical 2 s’adresse avant tout aux pratiquants qui privilégient la durabilité, la polyvalence et la fiabilité sur le long terme, plus qu’une recherche absolue de légèreté ou de performance pure. Pour celles et ceux qui évoluent régulièrement en montagne, en conditions froides ou sur des formats longs, c’est aujourd’hui l’une des propositions les plus solides et les plus cohérentes de la gamme outdoor de Suunto.

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Vidéo du test de la Suunto Vertical 2

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