Vous cherchez un test du sac Salomon S/Lab Ultra 12 ? Cet article est pour vous !

Le S/Lab Ultra 12 est l’évolution du S/Lab Ultra 10, un sac que j’avais testé au tout début de Courir Mieux, il y a environ deux ans et demi.
Cette nouvelle version marque une belle évolution. La plupart des limites que j’avais relevées sur le modèle précédent ont été corrigées, et elles laissent place à des choix bien ciblés qui répondent justement aux points que je trouvais dommage sur le sac d’avant. Autant l’annoncer tout de suite, je considère ce Salomon comme l’un des trois meilleurs sacs de trail du marché aujourd’hui. Je ne vais pas établir de podium entre ces trois modèles, car chacun a ses points communs et ses divergences, et le choix se fera selon vos préférences et votre usage. Je les ai sortis pour l’occasion, car quelques comparaisons viendront ponctuer ce test.
Caractéristiques techniques du S/Lab Ultra 12
- Poids ➡️ 230g en S (pesé par mes soins) sans carquois et sans flask.
- Volume ➡️ 12L.
- Structure ➡️ Mesh non-élastique à l’intérieur du sac, en 3D qui fait une couche amortissante moelleuse ; parties poches avant et tunnel en mesh élastique ; et enfin empiècement avant et arrière en tissu élastique 2 dimensions, sorte de matière Payen qu’on retrouve sur plein de produits haut de gamme aujourd’hui.
- Poches ➡️ 13 poches à savoir :
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- 2 poches à flasks à l’avant.
- 2 poches avant élastiques zippées par dessus les flasks. Une d’entre elle contient à l’intérieur une pochette amovible imperméable pour le téléphone ou pour les déchets.
- 2 poches avant élastiques avec ouverture par dessus, là aussi par dessus les flasks.
- 2 petites poches zippée sur les épaules. Une d’entre elle contient un sifflet.
- 2 poches à l’avant sous les poches à les flasks
- 1 poche dorsale en tunnel, plaquée au bas du dos. Ouverture des deux côtés.
- 1 grande poche dorsale et faisant l’intégralité du dos, avec boutons pression.
- 1 autre poche dorsale superposée et zippée, superposée à la grande poche dorsale. Ouverture à gauche quand on le porte.
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- Porte-bâtons ➡️ Par carquois amovible non-fourni.
- Compatible poche à eau ➡️ Non.
- Flasks ➡️ Deux flasks de 500 ml (fournies). Flasks avec pas de vis et clapet.
- Position des flasks ➡️ Sur les pectoraux, haut.
- Poche à téléphone sécurisée ➡️ Oui, à l’avant.
- Tailles disponibles ➡️ de XXS à XL.
- Autres informations ➡️ Serrage ventrale par QuickLink avec petite accroche pour éviter que l’extrémité se balance. QuickLink réglable en hauteur. Passants pour carquois à droite et à gauche.
- Prix catalogue ➡️ 200 €.
Prise en main & construction
La première chose qui frappe en prenant le sac en main, c’est le soin apporté à sa construction. La structure se décompose en plusieurs zones qui méritent qu’on s’y attarde. Dans le dos, on trouve une structure en mesh fin, plutôt respirant, qui vient recouvrir la poche dorsale. Sous les flasks et les poches avant, place à un mesh 3D légèrement moelleux et légèrement amortissant. En passant la main dessus, on sent nettement cette petite couche d’amorti. Au niveau des poches de côté et de la poche tunnel arrière, on retrouve un mesh plus classique. Enfin, certains empiècements comme la poche à flask adoptent un tissu élastique à petits croisillons, extensible dans plusieurs dimensions, qui rappelle la matière Payen présente sur beaucoup de matériel haut de gamme. Le S/Lab Ultra 10 utilisait déjà ce type de matériau.
Côté rangement, le sac compte treize poches. À l’avant, chaque côté en réunit quatre. On trouve d’abord la poche à flask, dans laquelle la flask se loge assez facilement, maintenue par un élastique. Vient ensuite une poche zippée posée sur la poche à flask, assez grande pour accueillir pas mal de matériel, et c’est dans celle de gauche que se cache une bonne idée, une pochette imperméable amovible et zippée, pensée pour le téléphone. Elle peut aussi faire office de poche à déchets, ce qui évite qu’un gel ne coule et salisse le sac. C’est d’ailleurs comme cela que je l’ai utilisée. Par-dessus la poche à flask, on trouve encore une poche en mesh élastique. Enfin, une dernière poche se loge sous la flask. Cela fait donc quatre poches par côté à l’avant. À cela s’ajoutent deux poches zippées au niveau des épaules, dont l’une abrite un sifflet.
À l’arrière, la poche tunnel qui avait disparu sur le S/Lab Ultra 10 fait son retour, plaquée en bas du dos. On trouve ensuite une grande poche dorsale qui occupe tout le dos, fermée par un bouton pression avec rabat qui propose deux positions, une fermeture bien serrée ou un peu plus grande selon le chargement. Une dernière poche zippée vient se superposer à cette grande poche dorsale, avec une ouverture à gauche quand on porte le sac.
Le portage des bâtons se fait par carquois amovible, non fourni. On peut le placer à droite ou à gauche, et les attaches en bas du sac autorisent aussi un portage en diagonale de chaque côté. Les flasks fournies font 500 ml et se positionnent haut sur les pectoraux, ce qui permet de boire simplement en tournant la tête. Leur clapet évite de devoir les dévisser pour les remplir, et leur forme légèrement biseautée en haut a son importance à l’usage, comme on le verra plus loin. Le serrage ventral repose sur un QuickLink réglable, avec deux accroches latérales dans lesquelles passe un cordon élastique. La nouveauté vient d’un petit crochet qui se fixe sur un passant libre du sac et empêche l’extrémité du serrage de se balader une fois le réglage fait.

Stabilité & maintien
La stabilité fait clairement partie des points forts de ce sac. À l’arrière, rien à signaler, rien ne bouge. À l’avant, on note un vrai progrès par rapport au S/Lab Ultra 10. Sur l’ancienne version, les poches avant manquaient d’ajustement, au point que des objets pouvaient s’en échapper. Cela m’était arrivé pendant le test, avec le téléphone tombé et des gels perdus en courant. Les poches sont bien ajustées, bien fermées, et rien ne sort. La stabilité a toujours été une signature chez Salomon, et ce modèle retrouve le niveau de leurs autres sacs sur ce plan.
Du côté des flasks, le maintien est bon. J’ai seulement remarqué que leur partie haute bouge un peu, alors même que j’ai l’impression de bien les ranger. Elles ne rentrent pas complètement dans les poches, et quand elles se vident, ce haut peut osciller légèrement. Cela reste discret et ne se ressent pas vraiment à l’usage. Je me demande tout de même si les flasks ne gagneraient pas à s’enfoncer un peu plus dans la poche, car même au maximum de l’insertion elles dépassent encore un peu.

Ergonomie & accessibilité
L’accessibilité est bonne, mais elle mérite d’être resituée face aux deux autres références que je place tout en haut du marché. Sur ce Salomon, deux poches restent inaccessibles sans retirer le sac. La grande poche dorsale s’atteint en théorie par le haut, mais son bouton pression se manipule difficilement en pleine course, et je n’y suis pas parvenu. Quant à la poche zippée superposée, elle est tout simplement hors d’atteinte pendant l’effort. Impossible pour moi de l’attraper et de la zipper en courant. Il faut donc s’arrêter et enlever le sac pour y accéder. En dehors de ces deux poches, tout le reste demeure accessible sans retirer le sac, y compris la poche tunnel arrière.
Ces deux poches condamnées créent une différence avec certains sacs du marché, accessibles à 100 % sans avoir à les retirer. À chacun de juger si cela le dérange, selon la manière dont il aime organiser son matériel.
L’accessibilité dépend aussi du carquois. Placé à gauche, il vient gêner l’accès à la poche zippée dorsale, ce qui pousse naturellement à l’installer plutôt à droite. Sur ce point du carquois, je précise avoir testé avec un vieux modèle Salomon, l’un des premiers. Il a peut-être été amélioré depuis, auquel cas mes remarques ne valent pas pour les nouvelles versions. Je ne suis pas très fan du portage des bâtons par carquois, et je trouve dommage que ce soit la seule option prévue sur ce sac. Salomon vient d’ailleurs de sortir une ceinture avec porte-bâtons, qui pourrait constituer une alternative, mais je n’ai pas pu la tester. Le carquois a par ailleurs tendance à déséquilibrer le sac, car il tire d’un côté. J’ai voulu le placer en diagonale avec le sac bien chargé, mais cela accentue encore ce déséquilibre. Il faut donc apprécier le carquois pour utiliser ce sac avec des bâtons.

Confort
Le confort est l’un des grands atouts de ce sac. Grâce aux structures amortissantes qui garnissent l’intérieur des poches, on ne sent pas leur contenu. La contrepartie tient dans une respirabilité un peu moindre et un sac un peu plus chaud, cette couche supplémentaire s’intercalant entre le matériel et le corps. Je l’ai testé en pleine canicule, dans le coloris noir, et ce côté chaud se ressent. En échange, on se pose moins de questions au moment de charger le sac, puisqu’on perçoit moins ce qu’on y range.
Cet effet gilet est très confortable. Salomon parle d’un sac qui s’oublie, et le nombre de structures amortissantes comme leur placement sur les épaules donnent effectivement cette sensation, même sac chargé. La forme biseautée des flasks y contribue aussi. Cet angle permet à la base de la flask de reposer à plat sur le torse tout en éloignant la tête, ce qui évite qu’elle vienne appuyer et créer une gêne. Un désagrément que j’avais déjà rencontré sur d’autres sacs équipés de gros goulots.
Le fit, lui, est assez prononcé. Le sac reste proche du corps et procure ce fameux effet gilet, même s’il se montre un peu moins ajusté que le Compressport et sa construction proche du t-shirt. Le seul endroit où je le trouve un peu lâche se situe au bas des poches, au niveau des côtes flottantes les plus basses. À l’usage, cette zone fait un léger effet « oreille » et se balade un peu sur les côtés. Rien de gênant, mais cela se ressent quand les poches sont chargées, au point de taper leur contenu avec les bras. J’ai bousculé des gels une ou deux fois. Fermer ces poches un peu plus haut aurait sans doute limité ce mouvement.
Le volume, enfin, ne déçoit pas. Pour un 12 L, je le trouve particulièrement bien exploité, avec beaucoup de rangement. Tout le matériel obligatoire d’un ultra y trouve sa place, y compris pour les épreuves les plus exigeantes de ce point de vue. Le sac pourrait même accompagner des sorties de plusieurs jours tant la place ne manque pas. Bon point, il se comporte aussi bien à vide, sans avoir besoin d’être rempli pour rester stable, ce qui renforce sa polyvalence. Dernier détail appréciable, l’insertion des flasks se révèle plus facile que sur les deux autres sacs que je compare.

Conclusion
Le S/Lab Ultra 12 est un sac abouti, et les reproches se comptent sur les doigts d’une main. Je note son poids de 230 g, soit une centaine de grammes de plus que le Compressport, une différence que je ressens à l’usage. Je note aussi ce côté un peu chaud, contrepartie assumée des structures amortissantes, ainsi que le petit mouvement des poches basses à l’avant, qui mériteraient un peu plus de maintien. Le carquois classique ne me convainc pas non plus, mais cela reste une affaire de préférence.
Comparé à la version 10, le pas en avant est réel, et les défauts du modèle précédent ont presque tous disparu. C’est un sac taillé pour l’ultra, comme l’annonce la gamme, mais qui reste polyvalent grâce à son volume et à son bon comportement à vide. Il conviendra à celles et ceux qui cherchent de la place et qui aiment tout emporter sur le dos, sans ceinture supplémentaire. Son volume lui permet même d’envisager des sorties de deux jours, et l’ajout d’une ceinture élargit encore le champ des possibles.
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